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DE LA VILLE DE PARIS.
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lions ou allienalions.nous vous promectons ratiffier et avoir pour agreable, et de ce vous en faire ex­pedier toutes lectres neccessaires; ce faisant, vous nous ferez service tres agreable. Escript à Fontaine­bleau, Je 11e jour de Mars mil vcIxvn.->
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin.
Et au dessus est escript : A noz tres chers el bien amez, les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
«Mess", le Roy monsr mon filz m'a accordé que, pour me delivrer et satisfaire à plusieurs grosses debtes que j'ay esté par neccessité contraincte de créer depuis six ou sept ans en ça, autant et plus pour son service et affaires que pour les myennes, je vous constitue quarante mil livres tournois de rente, et que pour seureté d'icelle, je vous vende et aliène à condition de rachapt perpétuel les dom-maines des contez dc Senlvs, Clermont en Beauvoi-sin, Meaulx et Crecy, ensemble les fermes des aydes desd, lieux, dont il m'a cy devant donné la jouys-sance, tant pour l'entretenement de mon estat et maison quc pour le payement d'une partie de mes debtes. Et pour ce que à present il m'est besoing de faire iad. constitution ou vendition, affin de re­couvrer l'argent pour me delivrer d'une infinité
de personnes ausquelles je doibz, je vous prie, Mess", voulloir accorder et accepter lad. constitution de xlm livres de rente, ou allienation desd, contez et fermes des aydes, laquelle j'entends vous faire, avecques toutes les seuretez que trouverez estre requises et necessaires, et icelle faire ratiffier par le Roy mond. sr et filz, suyvant ce que presentement il vous en escript et mande ; ce faisant, vous me ferez bien grand. plaisir et service, que me trouverrez preste de recongnoistre en tout ce que mc vouldrez employer, et sur ce je supplie Dieu, Mess™, vous avoir en sa saincte garde. Escript à Fontainebleau, le 11e jour de Mars mil v° Ixvn C.»
Signé : CATERINE. Et au dessoubz : Fizes.
Après ce que Mess" ont eu veu et leu lesd, lectres, ont ordonné mandemens estre expédiez à Mess™ les vingt quatre Conseillers de lad. Ville, dont la teneur ensuit :
"Monsr le president, plaise vous trouver demain, à deux heures précisement de relevée, en l'Hostel de ceste Ville pour oyr la lecture des lectres du Roy et de la Royne qui sont dc grande consequence, ct vous prions n'y voulloir faillir. Faict au Bureau de lad. Ville, le mardi, iiii6 jour de Mars mil v° Ixvn."
Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville dc Paris, tous voslrcs.
DCCLXXVI. — Assemblée four xl mil livres de rente.
5 mars 1567. (H
Du mercredi, cinqiesme jour de Mars mil cinq cens soixante sept.
En Assemblée, le jour d'uy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de la ville de Paris pour oyr la lecture des lectres du Roy et de la Royne, et donner avis sur icelles, en laquelle se sont trouvez, c'est assavoir :
Monsr de Villeroy, Prevost des Marchans;
Monsr me Philippes Le Lievre, monsr Delacourt, monsr de Bray, Eschevins;
Monsr Du Drac, monsr le Lieutenant particulier, mons' de Villabry, monsr de Charmeau, monsr San­guyn, monsr Hennequin, sire Guillaume Larcher, sire Jehan Le Sueur, sire Jehan Aubery, monsr Cho­medey, sire Simon de Cressé.
1784, fol. 387 r°.)
. Voyant par monsr le Prevost la compaignée n'estre suffisante en nombre pour proceder à la lecture des lectres du Roy, a remonstré à ceulx qui estoient presens que les affaires du Roy et dc la Royne sont pressées, et que si on ne se voulloit trouver dores­navant aux assemblées, suyvant les mandemens et aux heures ordonnées, qu'il en feroit remonstrance au Roy. Ce faict, la compaignée a esté d'avis de remectre l'Assemblée à demain, deux heures préci­sement de relevée, et a esté ordonné que mandemens comminatoires seroient faictz et envoyez ausd. Con­seillers, dont la teneur ensuict:
" Monsr le president, pour ce qu'il ne s'est trouvé, ce jour d'uy, compaignée suffisante pour entendre la lecture des lectres à nous envoyées par le Roy,
(i) Cette missive est reproduite, d'après notre Registre, dans Ie recueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. III, p. 16.
"l'nmrniE natioiaic.